Traitement de la mycose vulvaire : avant tout, traitez le terrain !

Entre démangeaisons, brûlures et pertes blanches, la mycose vulvaire n’est pas une partie de plaisir. Voici ce qu’il faut savoir sur le traitement de la mycose vulvaire pour retrouver votre confort intime au plus vite !

Le traitement de la mycose vulvaire : aspects à saisir pour comprendre comment agir

Quelle est l’origine de la mycose vulvaire ?

La mycose vulvaire est le résultat d’un déséquilibre du microbiote intime. En temps normal, celui-ci rassemble des milliards de bactéries de la famille des lactobacilles dont l’un des rôles principaux est de faire obstacle à l’implantation de micro-organismes pathogènes tels que les bactéries nocives et virus, mais aussi aux champignons microscopiques, comme Candida albicans. Ce dernier est responsable de la majorité des mycoses intimes.

Les symptômes de la mycose vulvaire

La mycose vulvaire résulte d’une prolifération anarchique de Candida albicans. C’est pour cela qu’on la nomme également candidose vulvaire. Il serait cependant plus juste de la qualifier de vulvo-vaginale, car la vulve est rarement touchée sans que le vagin le soit lui aussi. Ce type d’affection fongique se reconnaît assez facilement par ses symptômes typiques qui forment un tableau clinique pratiquement invariable :

  • Démangeaisons intenses, permanentes et parfois suffisamment incommodantes pour perturber le sommeil au niveau des muqueuses de la vulve et du vagin,
  • Pertes blanchâtres, épaisses, grumeleuses pouvant être comparées à du lait caillé, mais inodores (des sécrétions vaginales malodorantes sont un signe de vaginose bactérienne, mais pas de mycose intime),
  • Inflammation et gonflement de la vulve,
  • Brûlures au cours de la miction, en lien avec l’irritation de la zone intime, voire avec des lésions de grattage,
  • Rapports sexuels douloureux.

Dans les cas où la mycose n’a pas été traitée assez vite, il est possible que l’inflammation et les démangeaisons s’étendent à l’ensemble du périnée.

La prise en charge traditionnelle de la mycose vulvo-vaginale

Le traitement de la mycose vulvaire commence bien sûr par une bonne hygiène intime, mais attention, cela ne signifie pas qu’il faut passer votre temps à vous laver. Au contraire, une toilette excessive des muqueuses vulvaires et vaginales peut être un facteur favorisant de mycose, car elle détruit les probiotiques. Il faut donc vous laver avec un produit adapté (un gel lavant gynécologique, par exemple) une fois par jour, ou seulement lorsque cela s’avère nécessaire. Pour la même raison, évitez également l’utilisation de produits détergents ou désinfectants dans cette zone.

Pour éradiquer Candida albicans de la vulve et du vagin, il faut recourir à des traitements antifongiques à application locale. Pour la vulve, l’emploi d’une crème antimycosique pendant quelques jours permettra d’assainir les muqueuses. Pour le vagin, plus difficile d’accès, il faudra avoir recours à un ovule (une sorte de suppositoire à insérer dans le conduit vaginal) ou une capsule renfermant une solution antifongique. Ces deux dispositifs libèrent leurs actifs de manière prolongée. Il n’y a donc pas besoin de renouveler leur utilisation quotidiennement. Ce type de traitement ponctuel permet d’éliminer les champignons avec efficacité, mais il ne cible pas le fond du problème. Pour éviter les mycoses à répétition, il est nécessaire de traiter le terrain.

Traitement de la mycose vulvaire : traiter le terrain pour sortir du cercle vicieux

La mycose survient lorsque Candida albicans parvient à s’imposer face aux ferments lactiques probiotiques de la flore vagino-vulvaire. Pour empêcher que cela arrive à nouveau après traitement, il faut faire en sorte de renforcer celle-ci, de rétablir son équilibre et d’entretenir son efficacité à long terme.

Pour cela, il existe une solution simple et fiable : prendre un complément alimentaire à base de probiotiques. Choisissez de préférence un produit de supplémentation spécifiquement formulé pour le bien-être intime. Ainsi, il contiendra des souches probiotiques naturellement présentes au sein de la flore vulvaire et vous procurera des bienfaits ciblés sur celle-ci.

Certaines espèces de lactobacilles sont plus adaptées que d’autres à la lutte contre les troubles intimes, notamment Lactobacillus crispatus qui représente une grande proportion d’une flore saine, ou encore Lactobacillus plantarum qui possède une bonne adhérence sur les muqueuses et produit une acidité nuisant à l’épanouissement des bactéries et levures à l’origine des infections.

Vous savez maintenant l’essentiel sur le traitement de la mycose vulvaire !

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