Qu’est-ce que la flore de Döderlein ?

Indispensable au maintien du confort intime, une flore de Döderlein saine permet de lutter contre les différents désagréments pouvant toucher la zone vulvo-vaginale. Voici ce qu’il faut savoir à son propos.

La flore de Döderlein et ses particularités

La flore de Döderlein est l’un des noms que l’on donne à la flore intime féminine, aussi appelée microbiote vaginal. Il s’agit d’un écosystème vivant formé de différentes bactéries bénéfiques de la famille des lactobacilles, que l’on nomme également bacilles de Döderlein en hommage au gynécologue allemand qui les a découverts à la fin du 19e siècle : Albert Döderlein.

Les bonnes bactéries qui composent le microbiote intime sont chargées de défendre les muqueuses contre les agressions extérieures grâce à divers mécanismes :

  • En sécrétant différentes substances antibactériennes,
  • En acidifiant la zone intime par production d’acide lactique pour empêcher les virus, microbes et levures de s’y installer,
  • En occupant la zone pour ne pas laisser de place aux micro-organismes pathogènes,
  • En tapissant les muqueuses d’un biofilm.

Ces bactéries portent également le nom de probiotiques. Si elles ne sont plus présentes en suffisamment grand nombre au niveau du vagin et de la vulve, les micro-organismes à l’origine de maladies et troubles intimes ont alors plus de facilité à s’implanter dans la zone. Il peut s’agir de virus, microbes et champignons naturellement présents au sein de la flore en petite quantité et qui parviennent à surpasser les probiotiques. Mais, les infections peuvent également être dues à une contamination extérieure, par exemple au cours d’un rapport sexuel. Un déséquilibre du microbiote est notamment une cause de mycose intime, d’infection bactérienne ou virale (vaginose) ou de troubles génitaux, tels que la sécheresse intime.

Pourquoi je n’ai plus de flore de Döderlein ?

Au cours de la vie d’une femme, la composition de la flore microbienne qui protège sa zone intime varie. Comme elle est assez fragile, il arrive que dans certains cas elle soit totalement ou partiellement détruite. Différentes causes peuvent engendrer la destruction des probiotiques :

  • La prise d’un traitement médicamenteux à base d’antibiotiques ou de corticoïdes,
  • L’application locale de produits désinfectants ou spermicides,
  • L’utilisation d’un produit inadapté à la toilette intime, notamment du gel douche parfumé ou un gel lavant antibactérien,
  • Une toilette intime excessive, qui ne laisse pas la flore intime se développer suffisamment,
  • Le port de vêtements trop serrés et/ou de sous-vêtements en synthétique,
  • L’utilisation prolongée de protections hygiéniques qui assèchent les muqueuses (tampons, serviettes périodiques),
  • Les perturbations hormonales (règles, grossesse, ménopause, puberté),
  • La consommation excessive de tabac, d’alcool, de toxiques,
  • Le stress, la fatigue,
  • Une alimentation trop pauvre en fibres et en probiotiques et/ou trop riche en sucres.

La bonne nouvelle, c’est que, même en cas de destruction totale de la flore intime, la situation n’est pas irréversible. Certains gestes peuvent être mis en place pour la reconstruire rapidement et efficacement.

Comment restaurer la flore de Döderlein ?

Lorsque la flore est déséquilibrée ou détruite, il faut, dans un premier temps, éliminer les facteurs qui ont conduit à sa destruction. D’autre part, il est nécessaire de rétablir la barrière de défense naturelle que constituent les probiotiques. En dehors d’habitudes d’hygiène intime adaptées et respectant l’acidité physiologique du vagin, il faut donc enrichir l’alimentation en probiotiques. Ces derniers ont, en effet, la capacité de passer des intestins au microbiote vaginal sans difficultés particulières. Il est donc tout aussi judicieux de les utiliser par voie orale qu’en application locale.

Au quotidien, vous pouvez faire en sorte de consommer des aliments riches en probiotiques comme le fromage, le lait fermenté, les yaourts, etc. Certaines fibres alimentaires favorisent également le développement de la flore, il s’agit des prébiotiques, comme l’inuline. Vous les retrouvez par exemple dans le miel, l’ail, l’oignon, les poireaux, etc.

Pour rééquilibrer le microbiote vaginal, le mieux est d’utiliser un complément alimentaire à base de probiotiques, si possible formulé pour le bien-être intime. Celui-ci contiendra différentes souches de ferments lactiques de la famille des lactobacilles naturellement présents au niveau des muqueuses vulvaires et vaginales. Il permettra ainsi de repeupler, enrichir et diversifier la population microbiotique dans cette zone et de maintenir son efficacité en cas d’agressions extérieures. Grâce aux probiotiques, vous garderez une flore de Döderlein en bonne santé !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *