Bien qu’il soit présent à l’état naturel dans l’organisme, traiter un Candida albicans qui a trop proliféré est important pour retrouver confort et bien-être au quotidien. Voici quand et comment procéder.
Dans quels cas traiter Candida albicans ?
Le corps humain renferme des centaines de milliards de micro-organismes vivants tels que des bactéries, des virus, quelques parasites et des levures (champignons microscopiques). La grande majorité de cette population est constituée de « bonnes bactéries » probiotiques qui se rassemblent dans différents écosystèmes nommés microbiotes. Leur rôle est de lutter contre les autres organismes venus de l’extérieur ou déjà présents dans le corps et qui, eux, peuvent être sources de maladies et de troubles divers.
Candida albicans fait partie des levures qui vivent naturellement dans notre organisme, principalement au niveau des intestins et de la zone intime. On relève sa présence chez une grande proportion de la population, mais il est généralement représenté en faible nombre et ne provoque pas de problème particulier. En temps normal, il n’y a donc pas de raison de chercher à l’éradiquer.
Mais, parfois, les probiotiques perdent le contrôle de la situation et le laissent proliférer de manière anarchique. À force de se multiplier, il engendre toutes sortes de symptômes d’inconfort dans la zone qu’il a infesté. C’est ce que l’on nomme une mycose ou, plus précisément, une candidose. C’est dans ce contexte-là qu’il est pertinent de traiter Candida albicans.
Comment savoir si on est infecté par Candida albicans ?
Si Candida albicans est présent dans notre corps de façon normale, comment savoir si l’on souffre d’une infection fongique ou non ? En réalité, ce n’est pas si compliqué !
Les prélèvements biologiques
Pour déceler la présence de Candida albicans, il est possible de réaliser un prélèvement biologique. Celui-ci peut être effectué dans les selles (à la recherche d’une candidose digestive), au niveau de la zone génitale (pour identifier une mycose intime) ou encore de la peau en cas de lésions cutanées évoquant une mycose. Si le prélèvement sanguin peut, dans certains cas, relever la présence de Candida albicans dans le sang, il faut savoir que cela n’arrive qu’en cas de candidose systémique, une affection rare, mais qui met le pronostic vital en jeu.
Bien sûr, un prélèvement biologique positif à Candida albicans ne suffit pas à confirmer qu’il y a une mycose. C’est, d’une part, le nombre de colonies recensées qui validera le diagnostic. D’autre part, l’apparition de symptômes de candidose devra également compléter le tableau clinique.
Les symptômes de la candidose
Si vous souffrez d’une mycose, certains symptômes témoigneront de l’activité des champignons dans la zone contaminée. Dans le cas d’une candidose digestive, il peut s’agir de :
- Troubles du transit : constipation, diarrhée, sensations de ballonnement,
- Flatulences,
- Maux de ventre,
- Nausées et vomissements.
Dans le cas d’une candidose vaginale, les signes typiques sont :
- Démangeaisons de la vulve et du vagin,
- Inflammation et irritations des muqueuses vulvaires et vaginales,
- Pertes blanches épaisses,
- Brûlures au moment d’uriner,
- Douleurs vaginales (vaginite) au cours des rapports sexuels.
Chez un homme, la mycose intime se traduit elle aussi par un prurit et une inflammation et donne naissance à des plaques blanchâtres sur le gland.
La candidose peut également être responsable de symptômes plus généraux, comme la fatigue, la survenue d’allergies et d’intolérances alimentaires ou encore des infections virales et bactériennes plus fréquentes.
Comment soigner l’infection à Candida albicans ?
Pour guérir de la candidose, il est nécessaire d’avoir recours à un traitement local, ou parfois systémique. Pour éviter sa récidive, il faudra en revanche renforcer les défenses naturelles de l’organisme à l’aide d’un traitement de fond.
Traiter Candida albicans en fonction des zones contaminées
La prise en charge d’une mycose intime se fait à l’aide d’une crème antifongique à base d’éconazole que l’on applique sur les lésions externes. Il s’agit du même type de crème que celle que l’on utilise pour soigner une mycose cutanée. Chez les femmes, il faudra également traiter l’intérieur du vagin plus difficilement accessible. Pour cela, on emploie un ovule ou une capsule antimycosique à insérer dans le conduit vaginal afin de libérer des actifs antifongiques directement à la surface des muqueuses.
La mycose digestive quant à elle est généralement traitée à l’aide d’amphotéricine B (Fungizone®) à prendre par voie orale en suspension buvable ou en gélules. La forme buvable est également utile pour faire des bains de bouche en cas de mycose buccale. Pour cette dernière, on peut aussi utiliser du miconazole (Daktarin®).
Le traitement de fond de la candidose
Quand Candida albicans est éliminé, son éradication, même totale, ne suffit pas à l’empêcher de revenir. Dans de nombreux cas, la mycose récidive, car la zone traitée n’a pas retrouvé sa barrière de défense naturelle. Pour qu’elle soit à nouveau protégée par une flore résidente saine et efficace, il faut lui apporter des probiotiques, c’est-à-dire des ferments lactiques. Pris par voie orale, ces derniers permettent de réensemencer le microbiote digestif et transitent facilement vers la flore intime.
On trouve des probiotiques dans certains aliments, comme le yaourt ou le fromage, mais le mieux est de s’en procurer sous forme de complément alimentaire. Privilégiez les formules comprenant un maximum de souches différentes et celles dédiées à la flore intestinale ou à la flore vaginale (celle-ci ayant une composition bien spécifique), en fonction du type de candidose que vous venez de traiter.