Généralement inoffensif, Candida albicans est une levure qui ne pose pas problème tant qu’elle reste minoritaire dans l’organisme, mais qui provoque des mycoses lorsqu’elle parvient à se multiplier en grand nombre. Voici ce qu’il faut savoir à son sujet.
Candida albicans, une levure qui sème parfois le trouble dans notre organisme
Un champignon présent à l’état naturel dans le corps humain
Candida albicans est un champignon microscopique levuriforme qui appartient au grand groupe des Candida. Capable de s’adapter à toutes sortes de milieux, on le retrouve naturellement dans plusieurs zones du corps humain, notamment au niveau des muqueuses buccales, digestives (œsophage, intestins) et intimes. La plupart du temps, il reste minoritaire et ne pose donc pas de problème de santé particulier. On relève d’ailleurs sa présence chez près des trois quarts des personnes adultes.
Une population de micro-organismes sous haute surveillance
S’il reste en sous-nombre au sein des différentes flores qu’il colonise, c’est grâce à l’action bénéfique des probiotiques qui y vivent également. Ces derniers remplissent différents rôles qui leur permettent de lutter contre les micro-organismes pathogènes venus de l’extérieur et de garder sous contrôle ceux qui cohabitent avec eux dans l’organisme. Pour accomplir cette mission, ils agissent de différentes manières :
- Ils occupent l’espace de façon à ce que les microbes, virus et levures ne parviennent pas à proliférer en grand nombre,
- Ils « monopolisent » les nutriments disponibles, non seulement pour se nourrir, mais également pour en priver leurs adversaires,
- Ils acidifient le milieu qu’ils colonisent en sécrétant de l’acide lactique,
- Ils produisent un film protecteur à la surface des muqueuses qui empêchent les micro-organismes néfastes de s’accrocher.
Quand Candida albicans profite d’un déséquilibre du microbiote
La prise d’antibiotiques, d’immunosuppresseurs ou de corticoïdes, des perturbations hormonales (grossesse, ménopause, diabète, prise de contraceptifs) ou encore un déséquilibre immunitaire peut altérer, voire détruire les différentes flores de l’organisme. Il n’en faut pas plus à Candida albicans pour proliférer et provoquer différents symptômes. C’est ce que l’on nomme une candidose, qui n’est autre qu’un type de mycose.
Les signes d’une candidose
La candidose se manifeste par différents symptômes.
Symptômes généraux de candidose
Bien que beaucoup de signes de candidose soient directement liés à la zone qui a été envahie par le champignon, on constate souvent des symptômes d’ordre général en cas de mycose à Candida albicans. Par exemple :
- Fatigue chronique et inexpliquée,
- Manque de motivation,
- Difficultés de concentration et de mémorisation,
- Maux de tête,
- Infections à répétition (virales ou bactériennes),
- Envie de manger du sucre.
Symptômes de candidose digestive
Le tube digestif représente le réservoir principal de Candida albicans c’est pourquoi il est plus souvent sujet à l’infection fongique que d’autres sites. La candidose peut toucher seulement une partie du système digestif ou la totalité. Elle se traduit alors par un ou plusieurs de ces symptômes :
- Plaques blanchâtres dans la bouche, notamment à l’intérieur des joues, sur la langue et au niveau des lèvres, c’est ce que l’on nomme le « muguet »,
- Ballonnements,
- Flatulences,
- Douleurs abdominales,
- Aigreurs d’estomac et remontées acides,
- Constipation, ou au contraire, diarrhée,
- Nausées, vomissements,
- Prurit anal.
Symptômes de candidose intime
La mycose intime est extrêmement fréquente chez les femmes, beaucoup moins chez les hommes. Quel que soit le sexe, elle se traduit par des démangeaisons intenses dans la région génitale (vulve, vagin, pénis), par une inflammation localisée associée ou non à des douleurs. Chez l’homme, le gland est parfois porteur de plaques blanches, tandis que les femmes souffrent généralement de pertes blanches épaisses ressemblant à du lait caillé.
Prévenir la prolifération de Candida alibcans
Une bonne hygiène alimentaire est la clé pour empêcher le développement anarchique de Candida albicans. L’idéal est de consommer des sources naturelles de probiotiques comme le lait fermenté, le fromage, le yaourt et beaucoup de fibres. Ces dernières sont riches en prébiotiques qui stimulent la croissance des probiotiques. Parallèlement, il convient de réduire la consommation de sucre, en particulier de sucres raffinés, dont C. albicans est très friand. Évitez également les aliments trop industrialisés qui risquent de contenir des produits chimiques, voire des antibiotiques nocifs pour la flore digestive.
En cas de destruction du microbiote ou pour prévenir celle-ci suite à un traitement antibiotique, il est judicieux de prendre un complément alimentaire à base de probiotiques. Celui-ci soutiendra l’équilibre de la flore et permettra ainsi d’empêcher la prolifération opportuniste des levures pathogènes.